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Une première mondiale sur le campus Georgia Tech Lorraine

Abdallah Ougazzaden, directeur de Georgia Tech Metz, co-président de l’Institut Lafayette, a révélé hier la teneur de ses travaux, qui pourraient révolutionner le monde de l’électronique. Photo Pascal BROCARD

Le centre européen de recherche et de formation a mis au point un capteur souple ultra-mince qui pourra être utilisé dans les secteurs de l’énergie, de la médecine et du transport.

La revue « Nature » en a parlé. Une équipe de recherche de l’unité mixte internationale Georgia Tech-CNRS, dirigée par Abdallah Ougazzaden, a réalisé une première mondiale en mettant au point un cristal en deux dimensions. « Nous avons réussi à générer des plaques cristallines à couches ultra-minces et de très haute pureté, une sorte de mille-feuille de trois nanomètres sur lequel sont assemblés les composants. Une fois l’opération terminée, le composant peut se décoller tel un film plastique et intégrer n’importe quel support. L’énergie, la médecine, le transport… Tous les secteurs peuvent être intéressés », explique le directeur.

700 étudiants dont 600 Américains

Six brevets ont été déposés pour ce capteur souple et, bientôt, une start-up devrait voir le jour à Metz (Moselle), portée par Christopher Bishop, l’un des diplômés de Georgia Tech-Lorraine (GTL), le campus européen du Georgia Institute of Technology d’Atlanta aux Etats-Unis, implanté en Moselle depuis vingt-cinq ans.

Recherche, formation et innovation sont en effet les trois piliers de l’activité de GTL, qui compte aujourd’hui plus de 700 étudiants (dont 600 Américains) et se déploie hors ses murs, depuis 2014, avec l’Institut Lafayette. « Ce centre d’accélération et de transfert technologique, dédié à l’optoélectronique, est l’outil idéal pour développer des projets et des prototypes… et aller vers leur industrialisation. Notre but est de favoriser le développement économique de la région avec la génération de brevets et la création de start-up », poursuit Abdallah Ougazzaden. Aujourd’hui, les trois entités travaillent avec une vingtaine d’entreprises internationales dans le prototypage, comme PSA, qui y a créé un « open lab » orienté vers la recherche de rupture dans le domaine des matériaux et procédés pour l’automobile ; Bosch, dans la robotique de précision pour l’agriculture (projet européen) ; ou encore le centre hospitalier régional, dans les matériaux pour grands brûlés… « Nos 4.000 anciens étudiants font partie de nos meilleurs ambassadeurs dans l’industrie », conclut le directeur.

C. M., Les Echos

Source : Les Echos 02/12/2017