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Réunir les chercheurs et les entreprises – Iseetech a fêté ses dix ans, hier soir à Bliesbruck.

Pascal Faust, directeur d’Iseetech : «L’Institut est né il y a dix ans pour combler le vide entre les entreprises et la recherche. » Photo Gilles WIRTZ

Voilà une décennie que cet institut lie les entreprises et le monde de la recherche.

L’institut supérieur européen de l’entreprise et de ses techniques (Iseetech) a été initié, il y a dix ans, par le Département.

Une idée que Philippe Leroy, alors président du conseil général, avait ramenée du Japon. Le projet consistait à combler le vide entre les entreprises et les chercheurs. « Les petites et moyennes entreprises n’ont pas les moyens de financer des recherches, ce que peuvent leur apporter l’université et les grandes écoles du secteur », rappelle Philippe Burg, directeur d’Iseetech de 2012 à 2016. L’institut est avant tout une association à laquelle adhère l’Université de Lorraine, des collectivités territoriales, des organismes consulaires, les grandes écoles d’ingénieur de la Région, le Département… « Chaque mois, nous organisons un comité de projets », dévoile le directeur Pascal Faust.

Les partenaires examinent les problèmes des entreprises et définissent l’entité qui permettra de les résoudre scientifiquement, techniquement. Les domaines d’études répondent à une palette très large : informatique, logistique, qualité, matériaux, métallurgie, sciences humaines.

Plates-formes technologiques

« Depuis 2009-2010, nous avons mis en place, sur l’ensemble du territoire, toute l’ingénierie qu’une entreprise ne pourrait se payer », explique Philippe Burg, directeur de l’IUT de Moselle-Est. Un investissement de 8 M€ a permis de financer 34 équipements de pointe pour la recherche et les projets innovants. « Nous sommes une structure atypique », reprend l’ex-directeur.

Nous sommes pluridisciplinaires et nous avons fait la démonstration que ce trait d’union fonctionne. » La preuve par les chiffres : Iseetech porte une cinquantaine de projets par an et a suivi depuis sa création 300 entreprises.

Des projets

Depuis 2013, Iseetech joue encore la carte transfrontalière, à travers des « conventions avec les universités allemandes, notamment un programme qui permet aux étudiants français et allemands de travailler ensemble et de suivre un projet d’entreprise allemand ou français ». Aujourd’hui, les regards se portent vers la prospection aux quatre coins de la grande région. « Nous voulons nous diriger davantage vers des projets de société. » Le développement de l’institut de l’autonomie en est une signature éloquente.

Anne RIMLINGER-PIGNON

Source : Le Républicain Lorrain