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Le premier train à hydrogène d’Alstom (déjà) sur les rails

Le train à hydrogène d’Alstom.© Alstom
A peine plus de six mois après avoir réussi un premier essai en Basse-Saxe à 80 km/h, le train à hydrogène d’Alstom valide sa première commande. Quatorze trains Coradia iLint seront livrés pour la LNVG à Salzgitter.

Bonne nouvelle pour Alstom depuis son rachat par l’Allemand Siemens. Le premier contrat pour son train à hydrogène Coradia iLint a été signé jeudi 9 novembre. Ce seront 14 exemplaires qui feront le chemin jusqu’à son acheteur le Land de Basse-Saxe en Allemagne (LNVG), a annoncé Alstom dans un communiqué. Ils pourront transporter des voyageurs à partir de début 2021 selon le constructeur ferroviaire.

En mars dernier, le premier train régional au monde alimenté par une pile à hydrogène, qui produit de l’énergie électrique pour la traction réussissait son premier essai en conditions réelles sur sa propre voie d’essai à Salzgitter, en Basse-Saxe (Allemagne). Alstom a fait rouler son train Coradia iLint à 80 km/h. Une première !

“Nous sommes les premiers à développer des trains régionaux à hydrogène. Il existe seulement un test sur un tram en Chine, confirme Didier Pfleger, le vice-président du groupe en charge de l’Allemagne et de l’Autriche. L’idée de cette technologie est venue de l’idée de remplacer les trains diesel pour réduire les émissions de CO2. Or, en Allemagne 40 à 50% des lignes de trains régionaux ne sont pas électrifiées, un chiffre proche de la moyenne européenne. Et la France ne doit pas en être très éloignée.

Alstom a commencé à développer cette nouvelle technologie dès 2013 avec le soutien financier du gouvernement allemand et de Länders. Des sites français sont mis à contribution – Tarbes (Hautes-Pyrénées) pour la traction et Ornans (Doubs) pour la motorisation –  et l’usine de Katowice (Pologne). L’assemblage a lieu à Salzgitter, en Basse-Saxe (Allemagne). “Les premiers essais ont eu lieu à Tarbes pour tester l’ensemble du système de traction en  incluant le management de l’énergie”, rappelle Didier Pfleger. Ce train silencieux émet uniquement de la vapeur et de l’eau condensée. Le Coradia iLint “combine une variété d’éléments innovants : une conversion énergétique propre, un stockage flexible de l’énergie dans des batteries et une gestion intelligente de la puissance de traction et de l’énergie disponible”, selon un communiqué.

Une première commercialisation initialement prévue fin 2019

Les tests vont continuer à Salzgitter pendant quatre semaines. Ils doivent confirmer la stabilité du système d’alimentation basé sur une interaction coordonnée entre la traction, la pile à combustible et la batterie du véhicule. Ensuite, deux prototypes vont aller sur la fameuse boucle d’essais de Velim en République tchèque pour tester les trains à pleine vitesse (140 km/h) et commencer les tests d’homologation en août pour obtenir le certificat au plus tard au premier trimestre 2018. Alors, commenceront en Basse-Saxe sur la ligne Buxtehude–Bremervörde–Bremerhaven–Cuxhaven, les premiers essais en conditions réelles avec des voyageurs.

“Nous pensons commercialiser les premiers trains en Allemagne fin 2019. Nous devrions signer un premier contrat prochainement en Basse-Saxe, annonce Didier Pfleger à L’Usine Nouvelle. Nous discutons beaucoup avec la Norvège et les Pays-Bas. En France, certaines régions et la SNCF s’intéressent à cette technologie. Et notre objectif est bien que le coût de ces trains soit équivalent à celui des trains roulant avec des moteurs diesel en 2020.

Revoir en images le début de l’aventure Coradia iLint :

 

Source  : L’Usine Nouvelle