Etude annuelle 2017 du Conseil d’Etat – Puissance publique et plateformes numériques : accompagner l'”ubérisation”
12 octobre 2017
Grand Est : Suivez la commission permanente en direct le 13 octobre 2017
13 octobre 2017

Cetim-Cermat invente le process de revalorisation des composites et plastiques et répond à l’un des grands défis écologiques

La ligne de recyclage des déchets comme des chutes de production de composites, baptisée ECOTREVE. Polyvalente et modulaire, elle peut aussi produire des composites thermoplastiques à base de matrice polymère recyclée. L’équipement est également doté d’un module d’estampage afin de mettre en forme les semi-produits. Cette alternative à l’enfouissement devrait susciter des vocations et créer une véritable filière. Les dernières études indiquent que le marché mondial des composites thermoplastiques progresse de plus de 5% par an et dépassera sans doute les 10 milliards de $ à l’horizon 2020. © Cetim-Cermat.

Le centre régional d’innovation et de transfert technologique (Critt) en mécanique avancée, baptisé Cetim-Cermat, anticipe depuis 40 ans les évolutions industrielles.

Il vient d’en donner la énième preuve avec une ligne révolutionnaire de revalorisation des thermoplastiques, offrant des matériaux nettement plus résistants que ceux d’origine. Plongée dans le futur, rappel du présent et évocation du passé de ce centre. Le tout en images.

En dehors du process de recyclage (Thermosaïc®), inspiré de la fabrication des panneaux de bois lamellés, la ligne produit des composites thermoplastiques, selon la technologie ThermoPRIME®. Il s’agit d’associer des renforts de fibres longues, fibres de verre par exemple, ou de tissus, avec des matières plastiques de recyclage pour produire des composites. Ces derniers offrent une résistance mécanique cinq à dix fois supérieures. Les équipes du Cetim sont ici intervenues en matière d’estampage des composites. © Traces Ecrites.

technicienthermoplastique

La conception, puis mise au point d’ECOTREVE, aura pris deux années, avec plusieurs brevets à la clé, et coûté 1,5 million d’€. « Notre travail consiste désormais à amener à maturité ces technologies et à les transférer au monde industriel », souligne Séverine Thélier, responsable R&D et innovation au Cetim-Cermat. Une tâche qui prendra encore au moins deux années. Parmi les applications possibles : des pièces en petites et moyennes séries à l’attention des fabricants de biens d’équipement, des acteurs de l’énergie ou encore de l’aéronautique. © Traces Ecrites.

conducteurdelignethermoplastiques

 

Après le futur chez Cetim-Cermat, rappel du présent avec déjà l’analyse de la défaillance.

Un des laboratoires des matériaux métalliques et surfaces. Ici la salle des microscopes, des loupes binoculaires, des vidéo microscopes. Il s’agit du premier stade d’investigation avec l’étude des zones de fissure ou de rupture d’un métal. Dans les photos qui suivent, le musée des horreurs, constitué de pièces corrodées, abîmées, déformées, presque torturées. « Nos analyses déterminent les causes de défaillances et nous allons parfois, selon le désir du client industriel, faire des recommandations », explique Séverine Thélier. © Traces Ecrites.

 

salledesmicroscopes

 

Une conduite intérieurement corrodée. © Traces Ecrites.

conduite

 

Pièce déformée ou œuvre d’art contemporaine ? © Traces Ecrites.

piecedeformee

En cas d’investigations plus fouillées, les ingénieurs et techniciens du Cetim-Cermat utilisent ce microscope électronique à balayage (MEB). Il est doté de sondes d’analyse de la matière et peut aussi servir dans des projets de R&D pour observer la matière aussi bien métallique, polymère ou composite. © Traces Ecrites.

microscopeabalayage

 Simulation du vieillissement des pièces et de matériaux.

Plongée de pièces et de matériaux dans une cuve pour ensuite simuler de manière accélérée leur vieillissement dans une ambiance corrosive, en l’occurrence saline, type bord de mer, avec pulvérisation de chlorure de sodium. © Traces Ecrites.

ambiancesaline

Ici, un vibrateur électrodynamique coiffé d’une enceinte climatique pour la réalisation d’essais d’endurance vibratoire, afin de tester des produits ou des pièces devant être transportées ou montées sur des machines ou des équipements implantés dans des environnements vibratoires : électronique grand public, équipement industriel, composant moteur, pièce de carrosserie… © Traces Ecrites.

vibratoire

Enceinte climatique pour simuler le vieillissement naturel de pièces et de composants causé par des expositions à des températures extrêmes et à l’humidité, et vérifier leur bon fonctionnement dans ces conditions. © Traces Ecrites.

ambiancefroide

Pour lire la suite de l’article de Didier Hugues dans Traces Ecrites