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Avis aux start-up technologiques, le fonds d’investissement de Samsung arrive en Europe

Felix Petersen, directeur de Samsung Next en Europe © D.R.

Samsung Next débarque en Europe. Son objectif : débusquer les start-up à la pointe de l’innovation pour mieux y investir, voire pour les racheter. Un à deux investissements auront lieu chaque mois, pour des sommes montant jusqu’à 3 millions de dollars.

 

Samsung annonce ce 12 juillet l’arrivée en Europe de sa division innovation. Baptisée Samsung Next (anciennement Samsung Global Innovation Center), elle est à la recherche d’innovations technologiques à long terme (“deep tech”) et agit dans ce cadre indépendamment des autres entités du groupe.

1 à 2 investissements par mois, jusqu’à 3 millions de dollars…

“Notre action comporte trois volets : les investissements, les acquisitions et le développement”, explique Felix Petersen, le directeur de Samsung Next en Europe. Les investissements sont puisés dans le fonds de 150 millions de dollars (renouvelé tous les deux ans) que Samsung a annoncé en début d’année, au CES 2017. Il sera commun aux Etats-Unis et à l’Europe. Samsung Next s’intéresse aux jeunes start-up, ses investissements allant de la levée d’amorçage (Seed round) jusqu’au deuxième “vrai” tour de table (Series B). Les sommes investies iront au maximum jusqu’à 3 millions de dollars par levée, et l’entreprise prévoit un à deux investissements en Europe par mois, soit le même rythme qu’aux Etats-Unis. 60 investissements ont été réalisés aux USA jusqu’ici.

…Et des rachats en sus

Les acquisitions se font sur un fonds séparé. 15 entreprises ont été rachetées aux Etats-Unis jusqu’à présent, dont notamment Smart Things, qui est désormais au coeur de la stratégie IoT de Samsung, et Loop Pay, qui est depuis devenu Samsung Pay. Le troisième pilier est le développement de produits. “Nous ne sommes pas un incubateur, précise Felix Petersen, mais nous voulons pouvoir créer des prototypes, expérimenter en amont. Cela nous permet d’apprendre, voire de tester d’éventuels business models.”

Dénicher la prochaine “disruption”

Les technologies qu’elle recherche s’appellent blockchain, réalité virtuelle et augmentée, intelligence artificielle, véhicules connectés, smart home, smart cities ou e-santé. “Nous recherchons des innovations au potentiel disrupteur ou transformateur d’ici 2 à 10 ans, reprend Felix Petersen. Nous n’investirons pas dans une start-up d’e-commerce ou dans un Blablacar.” Elle se concentre par ailleurs sur les logiciels et les services, pas le matériel. “Nous ne sommes pas opposé à ce qu’il y ait une composante hardware, mais la valeur ajoutée doit provenir du logiciel ou du service. Autrement il existe déjà Samsung Ventures qui investit dans des entreprises à des stades de développement plus avancés, ainsi que dans des innovations comme de nouveaux types de verre pour l’écran des téléphones.”

Lire la suite de l’article de Julien Bergounhoux sur l’Usine Digitale