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A l’occasion de la fête des industries culturelles et créatives « La French Touch en mouvement » organisée par Bpifrance, Bpifrance le Lab dévoile les conclusions de l’étude dédiée aux mutations du secteur : vers un rapprochement des entreprises de la French Touch des startups de la French Tech ?

Paris, le 12 juillet 2017 – 500 entreprises de la French Touch opérant dans les secteurs de la mode, du luxe, de la culture et des arts de vivre se sont rassemblées ce jour à l’appel de Bpifrance autour du mot d’ordre « La French Touch en Mouvement ». C’est devant ce parterre d’entrepreneurs que Bpifrance le Lab a rendu public les conclusions de son étude intitulée « Créativité déroutée ou augmentée : comment le numérique transforme les industries de la French Touch ».
L’étude réalisée par Le Lab inclut 10 secteurs d’activité des industries culturelles et créatives, pesant ensemble plus de 100 milliards d’euros, soit environ 5% du PIB (estimation Bpifrance – chiffres 2015).
Le secteur regroupe l’architecture, les arts de vivre, les arts visuels, la gastronomie, les médias audiovisuels, les médias imprimés, la mode / luxe / beauté, le patrimoine, la publicité et le spectacle vivant. Ces industries incarnent la qualité et l’originalité du talent français. Elles rassemblent des marques de renom avec deux fortes composantes : la créativité et l’innovation (pas nécessairement technologique).

Pour réaliser l’étude « Créativité déroutée ou augmentée : comment le numérique transforme les industries de la French Touch », Bpifrance Le Lab a rencontré plus de 50 experts et dirigeants, de startup et de PME, afin de déterminer la façon dont les chaînes de valeur se transforment. Il en ressort une « boîte à idées » pour les dirigeants de TPE, PME et ETI désireuses de répondre aux nouveaux besoins des nouveaux consommateurs.

Pour Elise Tissier Directrice du Lab Bpifrance : « L’étude illustre à travers des exemples concrets toutes les opportunités dont les entreprises de la French Touch peuvent se saisir grâce aux technologies du numérique. »

1. Largement explorés dans l’étude, quatre points centraux ont fait l’objet d’un consensus parmi les principaux contributeurs :

La marque, les droits de propriété et le savoir-faire, actifs traditionnels des entreprises de la French touch, sont fragilisés par le numérique. Ces trois actifs stratégiques ne constituent plus d’indéfectibles barrières à l’entrée. La marque est devenue vulnérable puisque exposée aux commentaires libres de ses clients sur les réseaux sociaux. Le savoir-faire traditionnel est questionné par la technicité croissante des machines. Enfin, les droits de propriété intellectuelle, remparts contre la copie abusive, ont été mis à mal par la « facilité » du piratage permis par la dématérialisation des contenus.  Les technologies numériques déroutent la créativité et augmentent son potentiel. L’acte créatif n’est pas épargné par le numérique, qui oblige à penser selon de nouveaux référentiels. Les logiciels d’aide à la conception de plus en plus sophistiqués réduisent les contraintes techniques et permettent aux créateurs de se concentrer plus facilement sur la conception de leur nouvelle production.

Le point de vente n’est plus forcément le lieu où s’opère la vente. Le lieu de vente se transforme progressivement en lieu de visite, où le plaisir de voir, toucher, tester devient clé. Pour revaloriser l’acte d’achat, le parcours client doit s’effectuer « sans couture », du web vers le magasin et du magasin vers le web. Cela implique notamment la centralisation des données clients (entre les ventes en magasin, ventes en ligne et les opérations marketing), la gestion automatisée des stocks, ou encore des vendeurs équipés d’une tablette par exemple pour mieux servir le client. L’expérience client doit non seulement gommer tous les « irritants » tels que les attentes en caisse ou la non disponibilité d’un vendeur, mais également enrichir le vécu (sentiment de vivre une expérience unique).

Finie la campagne publicitaire résumée à son unique spot TV. Désormais, le web offre de nombreuses modalités de communication, parfois même à moindre frais. Les réseaux sociaux deviennent des territoires d’expression privilégiés, où les marques prolongent leur univers et fédèrent autour d’elles des communautés qu’elles animent. Un bon usage de la data offre la possibilité de mieux connaitre sa clientèle et d’optimiser les messages qui lui sont envoyés.

2. L’étude ouvre également la voie aux réflexions et actions à engager pour que les entreprises de la French Touch se saisissent rapidement des opportunités et solutions technologiques qui existent déjà mais qu’elles n’ont pas encore identifiées.

Les start-up qui se positionnent sur les secteurs culturels ou créatifs ouvrent la voie à de nombreuses solutions innovantes, qui pourraient se révéler de puissants leviers de croissance et moteurs de transformation.

Bpifrance souhaite rapprocher la créativité de la French Touch avec les innovations de la French Tech au sein d’un écosystème créateur de valeur. Trop souvent opposés, savoir-faire traditionnel et numérique se complètent pourtant : « Ma conviction est que notre avenir se situe dans la rencontre des deux mondes : celui du numérique et des savoir-faire d’excellence. […]Le numérique propose de penser les choses différemment, de faire de nouvelles choses. Il ne faut pas opposer l’innovation numérique et les savoir-faire patrimoniaux. » (François Brument, designer)

Pour Isabelle Ginestet-Naudin, directrice du Pôle des Industries Créatives: « Bpifrance peut agir comme un catalyseur de l’écosystème en étant présent sur tout le continuum de financement de la création, et en oeuvrant désormais à l’accompagnement des entreprises de la French Touch tant à l’international avec des missions dédiées, que par une mise en relation avec des startups de la French Tech »

Retrouvez l’intégralité de l’étude sur le site du Lab de Bpifrance : bpifrance-lelab.fr

Contacts presse :
Bpifrance Anne Sophie de Faucigny Tél. : 01 41 79 86 08 as.defaucigny@bpifrance.fr