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Publication de la 5e note de conjoncture du CESER Grand Est

L’indicateur de conjoncture du Ceser, à 105,6, est en forte hausse, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2008. La situation socio-économique du Grand Est marque donc des signes de reprise malgré quelques indicateurs en retrait.

Les carnets de commande sur une bonne dynamique
Les carnets de commande s’étoffent et atteignent un niveau inédit depuis août 2011.

Nette reprise de l’emploi
Avec 10 950 créations nettes d’emplois salariés sur un an, le Grand est atteint à nouveau son effectif de 2015. Cette évolution est inégale selon les secteurs d’activités : l’augmentation des emplois intérimaires (+11 300 en un an) compense des pertes d’emploi dans les autres secteurs. Sur le plan géographique, la progression se concentre en Alsace.

Un commerce extérieur dynamique
Sur un an, les exportations progressent à 60,45 milliards d’euros, niveau historique et cela malgré une forte baisse des exportations agricoles, pénalisées par la mauvaise récolte en 2016.

Augmentation du nombre de créations d’entreprise
31 368 entreprises ont été créées sur le territoire lors de ces 4 derniers trimestres (+4,5%). Dans le même temps, le nombre de défaillances temps, le nombre de défaillances d’entreprises diminue de 6%.

Croissance du nombre de demandeurs d’emploi
Malgré la reprise, le nombre de demandeurs d’emploi se stabilise à un niveau élevé au niveau régional (+2,8% sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (-3,7% sur un an) ne diminue plus sur le dernier trimestre (+0,2%).
La durée moyenne d’inscription à pôle emploi est de 583 jours (contre 581 jours au niveau national). Un demandeur d’emploi sur six est inscrit depuis plus de trois ans.

Le dynamisme frontalier
Le Grand Est compte maintenant plus de 182 000 travailleurs frontaliers. Leur évolution est particulièrement dynamique vers le Luxembourg (+5 000 frontaliers en un an) et à un degré moindre vers la Suisse (+900).

La hausse notable du tourisme
1,154 millions de nuitées ont été enregistrées en 12 mois dans le Grand Est (+2.6% de hausse sur un an, supérieure au niveau national).


Situation des 31 zones d’emploi du Grand Est

26 juin 2017
Situation des 31 zones d'emploi du Grand EstAvec plus de 57 000 km², 5,5 millions d’habitants et 2,1 millions d’emplois, la région Grand Est est caractérisée par de forts contrastes sur les plans démographiques, économiques et sociaux. À l’aide de 21 indicateurs et à l’échelle des 31 zones d’emploi, le CESER s’attache à mettre les atouts et les fractures régionales au centre du débat et des actions à engager.
Dans un contexte national difficile, la région Grand Est se place dans un groupe de 5 régions nettement en dessous de la moyenne métropolitaine en ce qui concerne l’évolution de l’emploi et de la population.
Les zones d’emploi les plus denses du territoire régional (Strasbourg, Nancy, Metz, Reims, Mulhouse) devraient profiter de la métropolisation mais se retrouvent à la traîne face aux autres zones d’emplois des grandes agglomérations françaises. Si la zone d’emploi de Toulouse crée 142 700 emplois entre 2000 et 2014, la zone de Strasbourg, la plus forte créatrice d’emplois du Grand Est n’en crée que 3 740. Sur la même période, 24 zones du Grand Est perdent des emplois.
Sur les 10 dernières années, la population de la région Grand Est est restée quasiment stable (+0.1% d’évolution annuelle contre +0.5% pour la France) soit la croissance la plus faible des 13 régions métropolitaines. Sur le territoire régional, l’augmentation de population se concentre essentiellement sur les zones alsaciennes.
Bien que l’on constate un recul régulier des emplois, avec 140 000 emplois industriels (-29 %) détruits depuis 2000, de nombreuses spécialisations industrielles (fortement exportatrices et à capitaux étrangers) restent à valoriser au sein des zones d’emploi du Grand Est.
À partir de huit critères socio-économiques, le CESER identifie 12 zones en difficultés économiques et sociales (qui sont aussi les zones les moins denses), 9 zones sont dites en retrait et 10 autres qui sont au contraire dynamiques, concentrées le long de l’axe rhénan et du sillon Lorrain.